Braquages de bijouterie à Paris : « Le spray ADN a un pouvoir dissuasif très fort » – Le JDD

INTERVIEW – Christian Flaesch, directeur de la police judiciaire à la préfecture de police de Paris, fait le point sur les braquages de bijouterie dans la capitale, après les deux attaques spectaculaires place Vendôme, en septembre et octobre 2013.

Depuis 2012, les braquages de bijouterie sont en baisse, à Paris comme en province. Comment l’expliquer?
Un chiffre d’abord : En 2011, sur les neuf premiers mois, on comptait 94 braquages sur Paris et sa petite couronne (1). En 2013, 39. C’est le signe à la fois d’une vraie prise de conscience des bijoutiers en matière de sécurisation de leurs enseignes et de notre travail de prévention et d’arrestations. Avec notamment les plans de surveillance en fin d’année, la pression accentuée sur les marchands d’or ou encore l’échange d’informations avec les bijoutiers et joaillers, on a mis le paquet sur ce genre d’établissements. Ce qui dissuade les malfaiteurs, du moins sur ce créneau, car on constate en revanche un report sur les vols à main armée sur les particuliers, qui sont en augmentation.

En revanche, la place Vendôme ne semble plus une forteresse imprenable…

Certes il y a une tendance à la psychose avec ces affaires spectaculaires rue de la Paix ou rue Castiglione. Mais si l’attaque de Vacheron-Constantin a été filmée, renforçant son impact médiatique, il faut aussi rappeler que 12h après, la moitié de l’équipe était en prison. Dans ce cas-là, on peut d’ailleurs se féliciter de la collaboration avec Interpol et Europol, qui le soir-même m’avait transmis une note sur le mode opératoire de ce type d’équipes, déjà à l’œuvre en Angleterre ou dans les pays baltes. L’autre réussite de cette enquête, c’est le détachement permanent de deux policiers roumains à Paris : dans ce cas-là, ils nous ont permis d’identifier, via leurs bases de données de Bucarest, les malfaiteurs qui nous donnait de faux noms.

Le marqueur chimique, ou spray ADN, semble particulièrement intéressé les bijoutiers. Prometteur?

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A Rosny 2, il semble y avoir un effet dissuasif très fort puisqu’on ne déplore plus de braquage depuis deux ans et la mise en place du traceur. Mais il y a une réserve : on n’en est qu’au stade de l’expérimentation. Il va falloir attente que la justice le valide pour que la preuve apportée par l’ADN soit recevable. Ensuite, la CNIL devra se prononcer sur un éventuel fichier d’identité synthétique. Mais ce peut-être une mesure efficace.

La sécurisation des enseignes est-elle suffisante aujourd’hui?
D’abord, et contrairement aux banques qui n’ont pratiquement plus d’argent dans leur coffre pour se prémunir de tout braquage, il faut avoir conscience que les bijoutiers doivent nécessairement avoir de la marchandise à présenter à la clientèle. Entre l’aspect sécurité et l’aspect commercial, il y a donc un équilibre à trouver, mais les professionnels ont bien conscience d’être une cible potentielle et s’équipent en conséquence. Après, revient la question du coût, les enseignes n’ayant pas les mêmes moyens pour se sécuriser.

(1) zone d’intervention de la PJ parisienne.

Source : http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/Braquages-de-bijouterie-a-Paris-Le-spray-ADN-a-un-pouvoir-dissuasif-tres-fort-636847

Braquages : le ras-le-bol des bijoutiers des P.-O. – L’Indépendant

Fin 2012 à Ille-sur-Têt, les braqueurs ont creusé un trou dans le mur mitoyen de la bijouterie et ont attendu leur victime toute la nuit.

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La profession est inquiète. Dans les Pyrénées-Orientales, comme ailleurs en France, les bijoutiers évoquent un ras-le-bol face à l’explosion du nombre d’agressions.  »Un braquage, on sait comment ça commence, mais pas comment ça finit». Alain Pagès, président du Syndicat des bijoutiers des P.-O. sait hélas de quoi il parle. L’homme a été victime d’une agression en 2006 et d’un braquage en décembre 2012 dans son commerce d’Ille-sur-Têt. Une dernière affaire toujours en cours d’instruction sur laquelle le bijoutier préfère rester discret. Il entend en revanche marteler les inquiétudes croissantes de sa profession : «Depuis un an et demi, le nombre de vols et de braquages a explosé, on est très inquiet».

Alain Pagès commente bien sûr le braquage de Nice au cours duquel un bijoutier a tiré sur l’un de ses agresseurs, le touchant mortellement et a été mis en examen pour homicide volontaire. Un millier de personnes a défilé hier dans les rues de Nice pour le soutenir, une faible mobilisation au vu du soutien virtuel obtenu sur Facebook, avec plus d’un million de ‘like’. «On ne peut pas cautionner un homicide volontaire, mais toute la bijouterie française comprend qu’après plusieurs agressions et braquages, une réaction telle peut être comprise, un coup de feu peut partir. Voilà pourquoi tout le monde est derrière ce bijoutier niçois».

Même élan du côté de la délégation locale de la FNAMAC (Fédération nationale artisanale des métiers d’art et de création du bijou), présidée par Henry Marchis, bijoutier au Village catalan : «On comprend son geste, il a été frappé et c’est la deuxième fois qu’on le braque. On peut, dans ces circonstances, avoir une telle réaction, mais tant qu’on ne sait pas précisément ce qui s’est passé, on ne prend pas position». Henry Marchis qui, en décembre 2012, a été victime en trois semaines d’un cambriolage (butin : 13 000 euros) et de deux tentatives de braquage, dit avoir «signé à titre personnel» la pétition de soutien en ligne au bijoutier niçois. Le syndicat présidé par Alain Pagès, et qui regroupe «environ 25 bijoutiers des P.-O.», veut quant à lui se mobiliser : «Des courriers de soutien sont en cours, on est en train de bouger pour aider ce bijoutier et faire bouger les politiques pour qu’ils légifèrent».

Au nom de sa profession, Alain Pagès «veut des peines de justice plus sévères pour les braquages avec armes, car dans ces braquages-là tout peut arriver. Très souvent les bijoutiers frôlent la mort et restent traumatisés». Il souhaite aussi davantage de caméras de vidéosurveillance «dans les rues et les lieux sensibles. Beaucoup de communes du département n’en sont pas équipées et c’est dommage». Henry Marchis pointe lui «l’Etat (qui) ne respecte pas la Constitution : il ne défend pas les biens et les personnes. La justice ne fait pas respecter les lois. Nous, bijoutiers, on n’est pas protégés et on doit assumer le surcoût de notre protection sans aide contrairement aux bureaux de tabac alors qu’on est aussi une profession très visée ! On vit avec la crainte tous les jours».

Source: http://www.lindependant.fr/2013/09/17/braquages-le-ras-le-bol-des-bijoutiers-du-departement,1790576.php

Les élus landais avertis par SMS en cas de vol ou de braquage – Sud Ouest

Dans les Landes, la gendarmerie va désormais avertir, par SMS, les élus locaux en cas de vol, braquage ou cambriolage. Avant d’être appliqué à l’échelle nationale, ce nouveau dispositif sera testé à l’échelle du département.

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Quelques minutes avant la cérémonie qui était consacrée à son prochain départ vers de nouveaux objectifs professionnels, ce jeudi midi, à la préfecture de Mont-de-Marsan, le colonel Jean Geneau, commandant du groupement de gendarmerie des Landes, a signé avec Jean-Yves Montus, président de l’Association des maires des Landes, une convention formalisant le dispositif dit « Alerte SMS élus ».

Dès qu’un vol à main armée, vol avec violences ou par ruse, ou une série de cambriolages seront constatés par les gendarmes, une alerte SMS sera désormais transmise aux maires concernés. Ce dispositif, qui est déjà en oeuvre avec certains commerçants pour prévenir les braquages et cambriolages en série, doit notamment permettre aux élus de mettre en œuvre des mesures de prévention au profit de leurs administrés et d’éviter, autant que possible, la réitération de mêmes faits.

Source: http://www.sudouest.fr/2013/07/11/les-elus-landais-avertis-par-sms-en-cas-de-vol-ou-de-braquage-1112282-3452.php